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Le goût de la farine

Documentaire sur les Montagnais de Saint-Augustin et de La Romaine, dans la région de la Côte-Nord, au Québec. Vous y découvrirez que malgré la pensée traditionnelle de notre culture qui s'est toujours crue supérieure à la leur, nous avons encore beaucoup à apprendre des Amérindiens.
Le goût de la farine est le premier de deux longs métrages que Perrault consacrera aux Montagnais de la Côte-Nord.Toujours préoccupé par les questions liées à la culture et à l’identité, Perrault cherche à comprendre les raisons qui ont conduit les premiers habitants du pays à abandonner leur mode de vie traditionnel au profit d’une vie sédentaire qui ne correspond pas à leurs valeurs ancestrales. Ce film cible davantage la situation actuelle que vivent les résidents de la réserve de Saint-Augustin, là où l’alcool est devenu un symbole de l’aliénation d’une culture millénaire qui a perdu ses repères et son identité. Ce film pose aussi la question de la souveraineté qu’on finit par abandonner pour un peu de farine à laquelle on prend goût, et qui nous contraint de manger le pain des autres. Un portrait fort inquiétant de la réalité des Autochtones qui doivent trouver une façon de répondre à l’invasion d’une culture dominante à laquelle il est parfois très dur de résister. Plus largement, il s’agit d’une réflexion sur l’impérialisme étranger qui impose ses produits et le nouveau mode de vie qui vient avec ; une réflexion politique qui concerne chacun de nous car devant toute les formes de dépendances, nous dit Perrault, la solution serait de se reprendre en main afin de parvenir à rétablir un rapport de force avec celui qui nous envahit. Sur le plan cinématographique, ce film est l’occasion pour Perrault de réunir de ses personnages, en particulier l’Amérindien Basile Bellefleur et Alexis Joveneau, le curé-missionnaire de la réserve de La Romaine, qu’il a fréquentés et filmés dans ses premiers courts métrages à la fin des années 1950; nous retrouvons aussi le biologiste Didier Dufour, personnage central du film Un pays sans bon sens!


From the playlist : L'œuvre de Pierre Perrault

Grade 9 - 12

Histoire et éducation à la citoyenneté / Culture et mouvements de pensée (1500 à nos jours)

Études des Premières Nations / Histoire/Politique

Géographie / Territoire: autochtone

Sciences humaines / Politiques et programmes sociaux

Educational purpose:

Une activité intéressante à faire en classe consisterait à établir la liste chronologique de tous les changements, ainsi que de leurs causes, qu'a connus le mode de vie des Montagnais à la suite de l'arrivée des Blancs en les classant dans les domaines économique ou religieux. Le film peut aussi donner lieu à une activité d'envergure dans laquelle les élèves devraient comparer et évaluer les avantages et les désavantages des modes de vie sédentaires et nomades à travers l'histoire. Par exemple, ils pourraient répondre aux questions suivantes : Où habitent aujourd'hui les Montagnais de la Côte-Nord? En quoi cet emplacement géographique est-il artificiel? Pourquoi les Montagnais se sont-ils sédentarisés? D'après vous, quel mode de vie est le plus valable : nomade ou sédentaire? Que devons-nous aux Montagnais de la Côte-Nord? En quoi peut-on dire qu'ils ont permis aux Blancs de s'enrichir? En quoi peut-on dire que les Amérindiens se sont appauvris dans leurs rapports avec les Blancs? Comment pouvez-vous expliquer la phrase suivante : « Les gros mangent les petits »? Quel est le message général de ce film?


Elisabeth Lagacé, Notre-Dame-de-Grâce, QC

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